La commémoration de la 67ème Journée Mondiale de Lutte contre la Lèpre

Excellence Madame la Ministre de la population,

Mr le Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique,

Pr le conseiller Médical de la Fondation Raoul Follereau,

Mr le Représentant pays de la FRF ?

Mr le directeur de TLM/Niger,

Chers partenaires,

Chers participants,

  • Dès 600 avant J.C un document indien décrit la lèpre comme une maladie qui ronge ;
  • En 1897 la conférence internationale sur la lèpre tenue à Berlin convenait que cette maladie est incurable.

 

La commémoration de la 67ème Journée Mondiale de Lutte contre la Lèpre me donne l’occasion et l’agréable devoir de m’adresser à vous pour vous rappeler que  Grâce aux efforts du Ministère de la Santé Publique et de ses partenaires techniques et financiers, le programme National de Lutte contre la Lèpre a atteint l’objectif d’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique fixé par l’OMS en  2002.

 

Dès lors, les tendances des nouveaux cas (333 nouveaux cas en 2019) est en baisse. L’endémicité de la lèpre est au niveau périphérique avec 17 des CSI en 2018.

 

Cependant, ces résultats qui paraissent encourageants ont suscité la baisse progressive des efforts consentis dans le financement des activités opérationnelles. La surveillance et le contrôle de la maladie ne sont pas effectifs partout, et restent limités aux aires de santé qui détectent annuellement des cas, et ceci, selon la disponibilité des ressources financières du programme.

 

Par ailleurs nous assistons de plus en plus à une baisse du dépistage passif au niveau des Centres de santé par une insuffisance de formation et une  démotivation des agents en matière du diagnostic et la prise en charge des cas dans un contexte où la stigmatisation est encore d’actualité.

 

Ainsi de l’analyse des données collectées des nouveaux cas en 2019, il ressort un retard au diagnostic avec 24,90% au moment du dépistage.  Ceci s’expliquerait d’une part par la stigmatisation et l’accessibilité géographique des malades (la provenance de la plupart des malades est au delà des zones de couvertures sanitaires de 51,35% en 2019) et d’autre part l’ignorance des agents de santé à reconnaître les signes de la maladie.

 

Excellence MME la Ministre, Mesdames, Messieurs,

 

Le PNLL a su  développer les stratégies de dépistage actif de masse dans les villages reculés, tout en intégrant avec la prise en charge des dermatoses courantes pour une accessibilité des soins spécialisés aux populations.

 

En rapportant  les résultats de trois missions d’appuis aux opérations de dépistage de masse organisées par le PNLL et le CNDL en févier, septembre et Novembre,  dans 15 sites  des Centres de santé Intégrés de 10 Districts sanitaires il ressort les résultats suivants :

  • La mobilisation des populations des sites respectives a permis de réaliser 4 598 consultations pour des dermatoses ;
  • dont 46 cas de lèpre avec 30  cas de MB  soit 65%.

 

La fréquence relative de la lèpre est de 1% cas parmi la population consultant pour une dermatose.

 

En rapportant ces données  au millier de CSI des 72 DS du pays,  nous pouvons estimer l’incidence réelle de la lèpre entre 2000-3000 cas de lèpre non encore dépistés  et  qui continueraient la propagation de la maladie.

 

Or, après l’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique, les pays se sont engagés dans la phase d’élimination tout court, c’est-à-dire l’objectif « zéro cas de lèpre » d’ici 2030 conformément à la nouvelle feuille de route des Maladies Tropicales Négligées.

 

Pour atteindre cet objectif ambitieux, le PNLL s’est engagé à se doter d’un nouveau plan stratégique couvrant la période 2020-2024. Il  sollicite auprès du MSP, son engagement et aux partenaires une mobilisation des ressources adéquates en priorisant les stratégies qui concourent au dépistage précoce conformément au thème de la journée.

Je vous remercie

Le coordinateur de PNLL en blanc ainsi que deux représentants de la fondation venue spécialement la cérémonie

Remise d’un lot de médicaments

Discours du président national des lépreux